Théâtre du Rocher

Symbole de la ville, puis ressources, aujourd’hui, il est le théâtre de l’activité culturelle de Pierrelatte

La topologie

Le Rocher de Pierrelatte, est fait d’un calcaire urgonien. Il est sans conteste à rapprocher des rochers qui forment le défilé de Donzère, plus au nord. Mais isolé de ses congénères, seul dressé au milieu de cette grande plaine rhodanienne, il ne pouvait qu’exciter l’imagination.

La légende

Il devait naître la légende de sa formation. Un géant, le Grand Gargantian, que Rabelais appela plus tard Gargantua, venait d’un pas de franchir les Cévennes, quand il sentit une gêne dans sa chaussure. S’étant assis sur la « Dent de Resse », il ôta son soulier et y trouva un gravier (proportionnel à la taille du Géant), qu’il lança par-dessus le Rhône. Il tomba là où il se trouve aujourd’hui. D’autres ont « vu » Gargantua lancer le gravier depuis le Mont Ventoux…

Un Château, puis une carrière

C’est en tout cas autour de ce Rocher millénaire, que Pierrelatte, Petralapta (pierre large) s’est constitué. Au Moyen-âge, il sert d’assise à un château.
Le château, progressivement démantelé dès 1633, le Rocher commença alors à servir de carrière de pierre pour son propriétaire le prince de Conti, seigneur de Pierrelatte. En 1816, il est la propriété du dénommé Jacques Xavier Pradelle, puis de son fils en 1842. Son exploitation devient dès lors intensive, au profit essentiellement des Ponts et Chaussées et de l’entretien des routes, et le Rocher de progressivement disparaître.

La sauvegarde

Sa sauvegarde ne prend vraiment corps qu’à partir de 1913. La première motivation est de perpétuer ce qui a donné son nom à la Commune. Mais l’acquisition par celle-ci n’est effective qu’en 1919 pour 12 000 francs. En 1921, le Rocher est classé « site naturel de caractère artistique ». Il accueille cette même année ses premiers spectacles. En 1953, un château d’eau, aujourd’hui désaffecté, vient combler une grande échancrure au nord.

 

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