Duà

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Hall d'entrée de l'Hôtel de Ville - Pierrelatte

Exposition

Exposition "Pierrelatte et son patrimoine arboricole"

Organisée par le service des Archives municipales

Ouverte du lundi au samedi de 9h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00 dans le Hall d'entrée de l'Hôtel de Ville.

PIERRELATTE ET SON PATRIMOINE ARBORICOLE

PREAMBULE

 

Cette exposition est le fruit de la collaboration de quatre services de la ville de Pierrelatte : le Centre Communal d'Action Sociale, les Archives municipales (exposition sur le même thème en 1997), le service des Espaces verts et le service Communication.

Elle ne prétend pas dresser un état exhaustif du patrimoine arboricole pierrelattin, notamment en ce qui concerne les arbres fruitiers. Le territoire est vaste, les propriétés nombreuses, en ville même toutes n’ont pu être visitées.

Néanmoins les connaissances collectées donnent assurément une bonne idée du spectre arboricole local.

Les arbres sont présentés typologiquement et abondamment illustrés.

 

INTRODUCTION

 

Au XVIIIe siècle comme un peu partout en France, l'arbre reste avant tout source utile de bois et de nourriture. Mais il est un phénomène nouveau : l'arbre devient aussi le témoin de la réussite sociale. Il devient décor et une composante patrimoniale incontournable. L’association fréquente à Pierrelatte entre grands domaines et arbres parmi les plus remarquables le montre clairement.

C'est en grande partie pour cela que l'on introduit de nouvelles essences d'arbres, en provenance des Etats-Unis et d’Orient.

Dans le même temps, les platanes sont réintroduits sur les places des villages, sur le bord des routes, dans les parcs publics comme privés.

 

ESQUISSE DE TYPOLOGIE

 

Bien qu’aucun comptage exhaustif n’ait été effectué, les platanes sont clairement les plus nombreux sur le territoire (plus d'une vingtaine de sites).

Viennent ensuite dans l'ordre, cèdres (plus d'une dizaine de sites), chênes et mûriers. Les chênes seraient plus nombreux si leur exploitation avait été moins intensive. Ceux qui restent le doivent à une fonction surtout décorative, voire symbolique. Le chiffrage des mûriers reste très aléatoire. Arbre utilitaire par excellence, on imagine mal la multitude qu’il devait représenter, dès le XVIIème siècle, mais surtout au XIXème siècle. L’élevage du ver à soie abandonné, les mûriers purent mourir tranquillement ou non. Bien des survivants nous sont certainement restés cachés.

On compte aussi difficilement, peupliers, pins, cyprès, tilleuls, marronniers. Bien chiffrables par contre, quelques spécimens sont très peu nombreux et relèvent de l'exception, comme les trois séquoias, plantés dans les parcs des trois châteaux voisins de Beauplan, Faveyrolles et La Blachette, sans oublier le ginkgo biloba du Méas aux Roses.